Emile Zola : portrait du fondateur du mouvement Naturaliste en littérature

Mis à jour : févr. 9


Connaissez-vous vraiment l’histoire d’Emile Zola, le père fondateur du mouvement Naturaliste dans le monde de la littérature ? Si on vous dit “Emile Zola”, répondrez-vous “Rougon Macquart” ? Saviez-vous qu’il était passionné de photographie, qu’il était journaliste avant d’être écrivain, et que son meilleur ami n’était autre que le célèbre Paul Cézanne ?


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Emile Zola a grandit à Aix-en-Provence

Emile Charles Edouard Antoine Zola naît le 2 avril 1840, dans le 10e arrondissement de Paris et il grandit à Aix-en-Provence (dans le sud de la France) avec son père et sa mère. Son père, François Zola est ingénieur et il est à l’origine du barrage Zola qui alimente la ville d’Aix-en-provence en eau potable.


En 1947, alors qu’Emile Zola n’a que 7 ans, son père décède d’une pneumonie en laissant son fils et sa femme sous les dettes de la Société du Canal Zola. Les problèmes financiers laissés par son père vont rythmer la vie du jeune Emile et de sa mère, qui l'élève avec l’aide de sa grand-mère tout au long de son enfance et de son adolescence.


C’est au collège, qu’Emile Zola fait la rencontre de Paul Cézanne et de Jean Baptistin Baille qui seront ses amis pendant de longues années. Paul Cézanne aura une grande influence sur Emile Zola et c’est lui qui va l’initier aux arts graphiques et à la peinture. Ses deux amis seront également ses tous premiers lecteurs. Depuis sa tendre enfance, Emile Zola nourrissait le désir d’être un écrivain reconnu : il avait déjà rédigé un roman à propos des croisades lorsqu’il avait 11 ans intitulé “Un épisode sous les croisades”.


Un retour à Paris difficile

Emile Zola s’installe de nouveau à Paris en 1858 avec sa mère pour y passer son baccalauréat qu’il rate 2 fois d'affilée. Ce double échec aura de lourdes conséquences sur lui et sur la relation qu’il entretient avec sa mère, très déçue de l’échec scolaire de son fils. Il abandonne alors les études pour y trouver un emploi et aider sa mère qui mène une vie très modeste. Malheureusement pour lui, il comprend très rapidement la difficulté de travailler sans diplômes et se heurte à de nombreux moments difficiles d’un point de vue psychologique et financier.


Après de nombreux mois d’errance professionnelle, il se faire embaucher aux éditions Hachette où il occupe enfin un poste (de commis) qu’il occupera 4 années.


A la conquête du monde littéraire

Grâce à son amour pour la littérature et pour ses ambitions d'écrivain, Emile Zola commence à développer son réseau dans le milieu littéraire où il sera profondément marqué par l’idéologie positive et anticléricale.


En 1864, il rencontre Eléonore Alexandrine Meley qui deviendra sa femme 6 ans plus tard. A cette deuxième moitié du XIXe siècle, la presse se libère et Emile Zola surfe sur la vague d'émergence des nouveaux talents littéraires pour se faire connaître. Il devient journaliste dans la critique littéraire dans différents journaux comme L'Événement ou bien L’Illustration et publie régulièrement des textes qui lui permettent alors d’être connu du grand public.


Grâce à un travail acharné et à une certaine notoriété, il parvient à publier son tout premier roman : “Les contes à Ninon” qui connaîtra un franc succès en 1864. Trois années plus tard, en 1867, il publie Thérèse Raquin qui lui vaudra d’être reconnu comme un chef d'œuvre. C’est le début de la notoriété littéraire d’Emile Zola ainsi que les prémices du mouvement du naturalisme.



Emile Zola est le chef de file du naturalisme

Après avoir passé quelques années dans la critique journalistique de la politique et à cause du conflit franco-prussien dans les années 1870, Emile Zola revient à ses premiers amours et se tient largement écarté du monde politique. Il fait la connaissance des frères Goncourt, de Gustave Flaubert, Alphonse Daudet puis de Guy de Maupassant, Paul Alexis et encore bien d’autres.


Fervent défenseur de la justice, Emile Zola fonde le mouvement littéraire du Naturalisme avec la fabuleuse série en 20 volumes des Rougon-Macquart (de 1871 à 1893) qui vise à rédiger des romans sur la réalité du Second Empire. Tout au long de sa vie d’écrivain, Emile Zola déchainera les passions et les critiques à propos de ses romans qui créent la polémique autour de sujets politiques et sociaux.


Avec la publication du premier roman de la saga des Rougon-Macquart en 1871, “La fortune des Rougon”, Emile Zola s’offre une notoriété grandiose auprès des français.es avec ironie et insolence. Fortement critiqué, il persistera dans le mouvement du Naturalisme tout au long de sa vie avec la fervente volonté de peindre un tableau aussi réel que possible de la vie des différentes classes sociales à la fin du XIXe siècle. Souvent qualifié de pessimiste, il inspire bon nombre de ses confrères et notamment Guy de Maupassant avec son roman “Boule de suif”.


Emile Zola avait d’ailleurs pour habitude de se retrouver avec ses amis dans sa maison de Medan pour y passer des soirées littéraires, rythmées de débats sociaux politiques et qui seront certainement pour lui des sources d’inspiration.


L’affaire Dreyfus

Très connu pour ses romans, Emile Zola est également célèbre dans l’affaire Dreyfus qui se déroule entre1894 et 1906 et qui accuse le capitaine Dreyfus de trahison dans un contexte d’espionnage entre la France et l’Allemagne.


En 1898, Emile Zola marque le point de départ de la division française et de l’opinion publique dans cette affaire, en publiant “J’accuse”, une lettre ouverte au président Félix Faure, dans le journal l’Aurore de Georges Clémenceau, où il prend largement parti pour Alfred Dreyfus. Il dénonce publiquement l’injustice faite au Général Dreyfus dans cette affaire et rassemble tous les éléments de preuves qu’il a en sa possession pour gagner l’empathie du public dans cette affaire. Le peuple se divise entre deux : les dreyfusards et les anti-dreyfusards.


On pourrait en dire long sur cette affaire qui est d’ailleurs nommée L’Affaire à cette époque car elle aura traversé les frontières de la France pour toucher le reste de l’Europe. C’est le plus gros scandale d’Etat de l’époque.


Fin de vie et mort d’un grand Homme

L’affaire Dreyfus aura valu un procès à Emile Zola, de multiples condamnations et même un exil à Londres en 1898. Il passe le reste de sa vie à l’écriture avec la création d’une nouvelle série de romans “Les 4 évangiles”. Il s’adonne à l’art de la photographie et laisse derrière lui de nombreux clichés.



Émile Zola, Denise et Jacques, les enfants d’Emile Zola 1898 ou 1899

Achat en vente publique, 2017

© BnF - Département des Estampes et de la photographie


Emile Zola meurt asphyxié dans son sommeil le 29 septembre 1902 à Medan, à cause d’une cheminée bloquée qui renvoie des fumées toxiques. Très vite, on soupçonne le camp des anti-dreyfusards d’avoir piégé la cheminée pour provoquer la mort de l’écrivain mais rien n’a jamais été prouvé.


La maison de Medan est désormais un musée et peut se visiter tout au long de l’année.


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Article rédigé pour Lupi par Servane.

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